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Ouverture de la première école afrocentrique

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Nous avions déjà eu le privilège sur ce site, de vous présenter le projet des Afro-canadiens, d’ouvrir officiellement une école valorisant les Humanités Classiques Africaines à Toronto au Canada.

C’est aujourd’hui chose faite (Septembre 2009), en dépit des diverses réactions suscitées dans l’opinion public. Ce projet ne laisse personne indifférent et nous invite à la réflexion, quant à la qualité de l’éducation et les valeurs que nous voulons transmettre aux jeunes générations panafricaines.

Si l’enseignement leucodermique actuelle reste pro-Aryenne, c’est à dire fidèle aux idéaux des Gobineau, Hegel, Hume, Cuvier, Buffon c’est que le promoteur de l’œuvre scolaire de la Troisième République à savoir le petit Jules Ferry, était un fervent adepte de leurs idées et un grand colonialiste raciste et racialiste.

Morceaux choisis de notre très petit bonhomme : "Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. Les colonies sont, pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux. [...] Au temps où nous sommes et dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché. [...] ". [1]

Et ce n’est pas le rapport de la Halde qui contredira nos propos. En 2008, cet organisme chargé de lutter contre toutes les formes de discriminations, démontrait dans un rapport remis au gouvernement, que les ouvrages scolaires actuels "véhiculent un certain nombre de représentations stéréotypées et ceci quelques soient les disciplines étudiées".

Cette étude réalisée par des chercheurs de l’université de Metz, a porté sur l’analyse des dessins et des photos de 29 ouvrages, allant de la sixième à la terminale. Leur verdict est sans appel ! Les ouvrages scolaires entretiennent le racialisme. Les chercheurs l’ont démontré en s’appuyant sur un manuel de mathématiques. Dans un exercice, deux élèves sont présentés. Mais l’une réussit son exercice de géométrie, l’autre n’y arrive pas. La première a un prénom "bien français", note le rapport, la seconde se nomme Samira.

En fait, tout le monde fait semblant mais personne n’est dupe ! On a déjà tous déjà compris que l’école aryenne donne du monde noir, une très mauvaise image que les enfants, sans un esprit critique développé, prennent au premier degrés. C’est donc leur chance d’adaptation et leur sens de la compétition sociale et professionnelle qui est altérée, contrairement à leurs camarades d’ascendance européenne.

Sur une échelle plus large, l’analyse du président américain, Barack Obama sur la nature de l’enseignement dans le monde leucodermique pro-aryen, est à ce titre, sans appel [2] :

"Réfléchissez à ce qu’impliquerait une véritable éducation de ces enfants (noirs). Cela commencerait par donner à l’enfant les moyens de se comprendre lui-même, son monde, sa culture, sa communauté.

C’est le point de départ de tout processus d’éducation.

C’est ce qui donne à un enfant le désir d’apprendre… sentir qu’il fait partie de quelque chose, qu’il maîtrise son environnement.

Mais pour l’enfant noir tout marche sur la tête.

Dès le premier jour, qu’est-ce qu’on lui apprend ?

L’histoire de quelqu’un d’autre. La culture de quelqu’un d’autre.

Et ce n’est pas tout : cette culture qu’il est censé apprendre, c’est celle qui le rejette systématiquement, lui dénie son humanité".

Aux Antilles...

A l’heure où la jeunesse s’interroge sur la création d’une journée "Kréyol" à l’école qui permettrait à tout le monde de s’exprimer dans notre langue maternelle, elle doit être informée de tous les enjeux que cachent l’éducation pro-aryenne. Y compris les enseignants sans cervelle !

Les manuels scolaires actuelles ne font état, ni de l’implication des afro-caribéens dans l’essor de la France en tant que puissance économique mondiale et pays victorieux de ses deux guerres tribales, ni de l’apport scientifique et technologique des savants afro-caribéens qui ont œuvré au CEA et ailleurs pour stimuler le potentiel scientifique français, ni même des atouts de ces régions dans le rayonnement français.

Exemple flagrant : Si Raoul G. Nicolo, savant et inventeur guadeloupéen, a mis au point pour la France, de nucléaire civil, c’est l’Angleterre qui l’a officiellement décoré, pas la France !

Alors, vu que nous sommes déjà absents des manuels, je ne vois pas l’utilité d’aller demander l’autorisation de parler Kréyol à l’école à un système qui nous a déjà exclu de son enseignement et de son programme d’histoire (A. Césaire même est exclu !). Car en cas de protestation de ce système, il suffit de lui apprendre que le respect de l’autre, est la première des qualités humaines.

Mais c’est vrai qu’après des siècles d’esclavage, de colonialisme et de néo-colonialisme, le diable a déjà un fan club bien rempli qu’il ne souhaite pas voir se dissoudre !

Extrait de "Radio Toronto"

Les 85 élèves de la toute première école afrocentriste de Toronto amorcent leur année scolaire. Pour souligner l’événement, ils ont été conviés à un spectacle de percussions dans le gymnase. L’hymne national de la communauté noire a également été interprété.

La nouvelle école met l’accent sur la culture des Noirs dans son enseignement, mais les élèves de toutes les origines peuvent s’y inscrire. La directrice de l’établissement, Thando Hyman-Aman, insiste sur le fait que les cours respectent le programme scolaire de l’Ontario. Ce qui rend son école différente, ce sont les ressources culturelles utilisées pour enseigner.

Parmi ces ressources, il y a notamment le livre The Kid’s Book of Black Canadian History ou un récit sur le Kenyan Wangari Maathai, lauréat du prix Nobel de la paix en 2004. L’enseignante de première année, Nadia Hon, mentionne qu’elle utilisera des chansons folkloriques des Caraïbes pour ses leçons de grammaire.

Les murs intérieurs de l’école sont ornés de tableaux d’artistes afro-canadiens et de photos de dirigeants noirs, comme la gouverneure générale Michaëlle Jean et l’ancien président sud-africain Nelson Mandela.

Les élèves portent un uniforme aux motifs africains.

L’objectif du nouveau programme est de réduire le taux de décrochage très élevé chez les adolescents noirs.

La création de l’école a suscité de vifs débats. Le vote du conseil public anglais de Toronto pour approuver son ouverture a été serré.

lundi 5 juillet 2010

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